Lunter Etudiant

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| Sujet: L'intelligence selon Piaget : Mar 13 Mai - 23:11 | |
| "Il est contre les concepts de l'innéisme. Piaget tente de modéliser le développement de l'intelligence sur la base de principes logiques. L'enfant est un logicien en herbe, qui donne un sens aux objets en faisant émerger leurs propriété et fonctions. Réinvente le monde physique. On parle de constructivisme. Piaget parle d'actions extériorisées et intériorisées. Tout cela sont des conceptions physiques.
La logique et les mathématiques sont le raisonnement le raisonnement est la forme optimale de l'adaptation biologique, donc du cerveau.
Les différents stades de l'évolution individuelle Le développement psychologique de l'enfant est divisé en plusieurs stades par Piaget. Chaque stade est lui-même divisé en sous-stades. Chaque individu est obligé de passer par ces quatre stades puisque chacun conditionne le suivant. Ces différents moments du développement sont :
Le stade sensori-moteur (de la naissance à 2 ans) La période pré opératoire (de 2 à 6 ans) La période des opérations concrètes (de 6 à 11 ans) La période des opérations formelles (de 11 à 16 ans) Les âges qui voient le passage d'un stade à l'autre sont seulement indicatifs et basé sur une moyenne. Certains enfants peuvent ainsi commencer le passage du troisième au quatrième stade dès 10 ans alors que d'autres n'y parviendront que vers 12 ans.
Le stade sensori-moteur Au début l'intelligence est essentiellement pratique. Elle permet à l'enfant d'organiser le réel selon un ensemble de structures spatio-temporelles et causales.
L'enfant à ce stade ne possédant ni langage, ni fonction symbolique, ces constructions s'effectuent en s'appuyant exclusivement sur des perceptions et des mouvements, autrement dit, par une coordination sensori-motrice des actions sans que n'interviennent ni la représentation ni la pensée.
L'un des apprentissages essentiel au cours de cette période est celle de la compréhension de la permanence de l'objet. Ce que Piaget entend par permanence c’est le fait qu’une personne accorde une existence aux choses « extérieures au moi, persévérant dans l’être lorsqu’elles n’affectent pas directement la perception » (cf Piaget, 1937). Comment le bébé se représente-t-il les objets qu’il ne voit plus ? Pour Jean Piaget l’enfant se rend compte de la permanence des objets par stades successifs :
1er stade (de 1 à 2 mois) : l’enfant n’a aucune réaction suite à la disparition d’un objet. 2e stade (de 2 à 4 mois) : l’enfant a une réaction émotionnelle (pleurs, cris, etc.) à la disparition de l’objet mais n’entreprend aucune recherche 3e stade (de 4 à 8 mois) : il acquiert la permanence pratique, il revient au jouet qu’il a laissé. Par contre si on pose un linge dessus il ne le cherche pas sauf si c’est lui qui l’a mis dessous (ou s’il voit une partie de l’objet, qui fait sens pour lui, dépasser) 4e stade (de 8 à 12 mois) : l’enfant recherche systématiquement l’objet. Cependant sa représentation de l’objet n’est pas encore parfaite, il commet l’erreur dite du « stade IV » (ou erreur A non B) : lors du déplacement visible de l'objet il le recherche là où il l’a précédemment trouvé et non pas nécessairement là où il a disparu. 5e stade (de 12 à 18 mois) : l’enfant résout le problème du stade précédent tant que les déplacements de l’objet sont visibles. S’ils sont invisibles (par exemple on met l’objet dans une main et on le met, sans que l’enfant ne le voie, sous un coussin), l’enfant recherche l’objet dans la main et ne cherche pas ailleurs. 6e stade (de 18 mois à 24 mois) : l’enfant est capable de retrouver l’objet même si les déplacements sont invisibles. L'enfant perçoit alors la conservation de l'objet, cette conservation étant "solidaire de toute l'organisation spatio-temporelle de l'univers pratique, ainsi, naturellement, que sa structuration causale"
La fin de cette première période est marquée par l'accès à la fonction symbolique.Lorsqu'il acquiert la fonction symbolique, le bébé est capable de se représenter des objets et situations non directement perceptibles à l'aide de signes (mots) ou de symboles (dessin). On sait que la fonction symbolique est acquise lorsqu'on observe chez le bébé cinq types de conduites : l'imitation différée, le jeu symbolique, le dessin, l'image mentale et le langage.
La période pré opératoire Au début de cette période, l'enfant assure sa maîtrise des notions de l'espace et du temps et de la fonction symbolique. Ces objets bien que généralement acquis lors du stade précédent sont alors plus assurés. La permanence de l'objet est aussi totalement acquise car l'enfant peut se représenter l'existence d'un objet sans que celui-ci soit présent.
Cette période est surtout marquée par diverses acquisitions. En premier lieu l'enfant développe fortement ses capacités langagières. Il est capable peu à peu de dialoguer. Par ailleurs c'est aussi durant cette période que se forme la notion de quantité.
Au niveau psychologique ce stade est marqué par l'égocentrisme qui se marque par l'artificialisme, la causalité morale, le finalisme. L'artificialisme est le fait de penser que tout est créé par l'homme, la causalité morale revient à considérer que les lois physiques sont semblables aux lois morales, le finalisme tend à expliquer le monde en donnant une raison à toute chose (ex. les arbres secouent leurs branches pour produire du vent). L'égocentrisme enfantin traduit l'indifférenciation du sujet et de l'objet, ainsi que la confusion du point de vue propre avec celui d'autrui. L'égocentrisme est l'incapacité qu'a l'enfant de se décentrer et à coordonner son point de vue avec celui d'autrui. L'égocentrisme constitue donc en quelque sorte l'équivalent au niveau de la représentation de ce qui est "l'adualisme" du premier stade sensori-moteur; c’est-à-dire, l'indissociation entre le corps propre et le milieu extérieur. Cette notion est liée également à un déséquilibre de l'assimilation et de l'accommodation.
Il est aussi à noter que l'enfant à ce stade vit dans la contradiction, au sens où il peut affirmer une chose et son contraire immédiatement après sans que cela le gêne. Dans le cadre des opérations logiques l'enfant commence à être capable de classer ou de sérier des objets mais sans notion de réversibilité ; il est encore incapable de faire une opération et son inverse.
La période des opérations concrètes Pendant cette période, l’enfant construit une structure intellectuelle lui permettant de manipuler des opérations mentales de façon logique. Néanmoins, cette intelligence, dite opératoire, reste dépendante de la présence dans le champ de la perception des éléments sur lesquels porte la réflexion, marquée par la réversibilité de toute opération
La période de l'intelligence formelle Cette période est celle de l'adolescence. À partir de 11 ans et jusqu'à 16 ans l'individu va mettre en place les schèmes définitifs qu'il utilisera tout au long de sa vie. Alors que l’enfant, jusqu’alors, ne pouvait raisonner que sur du concret, l'adolescent peut maintenant établir des hypothèses détachées du monde sensible. Dans la théorie piagétienne, l’accès à la logique formelle est la dernière étape d’un processus qui débute dès la naissance. Comme toute étape elle est le fruit d’une succession d’adaptations au réel. Vers l’âge de 11 ans l’enfant ne peut plus se contenter d’une logique concrète, il commence à ressentir le besoin d’établir des hypothèses, des raisonnements hypothético-déductif (du type si...alors) pour mieux appréhender le monde. Durant les cinq ans que dure ce stade les schèmes logiques vont se mettre en place et s’affirmer jusqu’à ce qu’ils soient totalement opérationnels vers l’âge de 16 ans. Jusqu'à l'adolescence, le possible est une forme du réel, au stade de l'intelligence formelle, c'est le réel qui est une forme du possible. Cela signifie que pour l'enfant la base est le réel et qu'il échafaude des hypothèses à partir de celui-ci, mais par la suite il est capable d'imaginer des théories décontextualisées pour ensuite les appliquer au monde sensible.
Adaptation Pour Piaget, l'intelligence n'est qu'une forme plus élaborée de l'adaptation biologique.
L'adaptation d'un individu à son environnement est le résultat d'un processus de transformation tendant vers l'équilibre. L'état d'équilibre permanent est impossible, l'environnement et l'individu n'étant pas statiques. L'adaptation est donc continue au cours de l'ontogenèse notamment par (ré)équilibrations successives des structures de l'intelligence (schèmes et opérations)."
Ce mec à tout simplement dit : 1- que l'intelligence n'était pas innée, mais s'acquiérait individuellement et de différentes façons. 2 - que Marx avait autant raison que Hégel, sauf que le rapport initiale à la matière détermine bien l'action de l'esprit à la matière. Donc un gosse est un matérialiste (philosophiquement) en puissance, pour devenir un idéaliste conditionné par son matérialisme primitif. |
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